21
Mar

Optimiser la luminosité d’une pièce

UNE BELLE LUMIÈRE POUR VIVRE MIEUX

La lumière est un facteur important de bien-être dans nos intérieurs. Elle  contribue à un bon moral, une bonne humeur et participe à l’harmonie de la pièce. Elle est aussi très importante car elle vient mettre en valeur l’architecture intérieure. Le confort visuel est un paramètre important de la qualité des ambiances.

La sensation de luminosité est une synthèse de nombreux éléments, tels que la qualité d’éclairage de la pièce, la qualité lumineuse des espaces, etc. Cette dernière provient de l’adéquation entre la quantité et la qualité de la lumière : sa couleur, sa variabilité, les contrastes plus ou moins fort qu’elle crée, etc.

Lors d’un projet d’architecture, tant en construction qu’en rénovation, si l’on souhaite avoir une idée de l’ambiance lumineuse, il est possible de réaliser une simulation informatique. Un spécialiste pourra réaliser cette simulation sur un logiciel spécifique afin d’évaluer le potentiel de luminosité d’une pièce, quelle que soit sa situation (rez-de-chaussée, sur cour, exposée nord,…)

Si la quantité de lumière entre en jeu, d’autres paramètres interviennent :

1. L’orientation de l’appartement
2. Le volume des pièces
3. La transparence à l’intérieur des pièces
4. Les fenêtres et les rideaux
5. Les couleurs des murs
6. L’éclairage artificiel

LES SOLUTIONS POUR OPTIMISER LA LUMINOSITÉ D’UNE PIÈCE

1. L’ORIENTATION
Il convient de différencier les solutions en fonction des orientations :

– Au Nord (nord-ouest à nord-est) : Les pièces orientées au nord bénéficient toute l’année d’une lumière égale et d’un rayonnement solaire diffus. Par contre, ce sont celles où les gains solaires sont les plus appréciés.

– A l’Est (nord-est à sud-est) : Les pièces orientées à l’Est profitent du soleil le matin ce qui, en hiver, permet d’apporter des gains solaires bénéfiques au chauffage en matinée.

– Une orientation Ouest (sud-ouest à nord-ouest) aura tendance à induire davantage des surchauffes. En effet, les vitrages tournés vers l’Ouest apportent des gains solaires l’après-midi, au moment où le bâtiment est depuis longtemps en régime.

– Au sud : l’exposition sud permet de bénéficier de la meilleure lumière et de la plus grande part de l’ensoleillement au moment où on en a le plus besoin, c’est-à-dire en hiver, quand le soleil est bas sur l’horizon. Les rayons peuvent alors pénétrer profondément dans l’appartement et participer au chauffage (c’est le solaire passif).

2. REDESSINER LES VOLUMES DU LIEU
Si la profondeur du local a une grande influence sur la quantité de lumière naturelle, la hauteur sous plafond en a beaucoup moins. Le niveau d’éclairement est d’autant plus élevé dans une pièce que celui-ci est large (pour un rapport de surface vitrée/surface au sol constant).

Afin d’aérer au maximum l’espace et de le rendre plus lumineux, certaines cloisons peuvent être supprimées ou diminuées en hauteur : pour donner l’impression que les pièces sont grandes et spacieuse, la première solution est de réunir les fonctions dans un seul et même espace. La zone jour composée du séjour/salon, de la salle à manger et de la cuisine peut être comprise dans un seul et même volume. Dans la zone nuit, une chambre peut parfaitement se prolonger par un espace salle de bain/dressing sans aucune séparation.

3. JOUER LA TRANSPARENCE À L’INTÉRIEUR
En choisissant le verre comme matériau pour vos cloisons plutôt que des cloisons opaques vous profitez de la lumière naturelle. Les cloisons vitrées ou semi-vitrées permettent de séparer sans fermer les volumes. Les perspectives sont ainsi préservées et la lumière circule sans obstacle d’une pièce à l’autre. Grâce à elles, les pièces qui lui sont accolées profitent des rayons du soleil et, en prime, bénéficient d’un accès direct sur l’extérieur.

– Transparent ou translucide, le verre vous permet d’économiser une partie de l’éclairage artificiel nécessaire dans les pièces de second jour.

– Le verre, matériau particulièrement résistant, permet la conception de cloisons du sol au plafond, en bord à bord collé, sans structure intermédiaire.

Par exemple une cloison séparative de style «Atelier » peut-être fabriquée sur mesure par un artisan serrurier. Elle est composée de châssis fixes fixés directement dans les carreaux de plâtre qui constituent la cloison. Les portes sont semi-vitrées ; leur soubassement plein est à hauteur de cloison.

4. LES FENÊTRES ET LES RIDEAUX
Choisir sa fenêtre n’est pas chose aisée ! La règle est claire : il faut favoriser les apports de lumière et de chaleur naturelles.

Le facteur de transmission lumineuse, notée TL, est une caractéristique très importante à prendre en compte lorsque l’on choisit une fenêtre, simple, double, ou triple vitrage. Il traduit la capacité d’une paroi vitrée à transmettre la lumière naturelle à l’intérieur d’une pièce. C’est le rapport entre la lumière totale transmise à travers la fenêtre, et la lumière incidente. Il est compris entre 0 et 1. Plus on se rapproche de 1 meilleur est la transmission.

Des rideaux, stores ou voiles sont indispensables pour assurer l’intimité de la pièce et limiter le risque d’éblouissement. Mais ceux-ci peuvent réduire la transmission de la lumière. Il est donc essentiel d’intégrer l’emprise de rideaux ou de stores lors du dessin des ouvertures en façades.

Pour tirer profit au mieux de la lumière naturelle, dégagez l’espace devant vos fenêtres, remplacez vos rideaux épais par des stores ou des voilages.

LES DÉFLECTEURS DE LUMIÈRE
Les déflecteurs (Espaciel : www.espaciel.com) optimise l’éclairage naturel et le chauffage d’une habitation. Le déflecteur de lumière s’installe sans travaux dans l’entourage d’une fenêtre ou au niveau des murs environnants. Sa surface miroir orientable et incassable capte les rayons du soleil ainsi que la clarté du jour, et les projette en profondeur dans le logement pour le bien-être des occupants. Cette surface miroir est 30% plus réfléchissante d’un miroir traditionnel. Il s’adapte à tous types d’applications : intérieure ou extérieure, verticale ou horizontale.

Le système de montage développé par Espaciel permet une installation rapide, précise et sûre.

L’installation d’un déflecteur permet d’augmenter jusqu’à 50% le flux de lumière naturelle entrant par une ouverture. Cette solution est 10 fois moins chère qu’un agrandissement de fenêtre.

5. COULEURS DES PIÈCES
La couleur joue de manière importante sur la perception du volume d’une pièce. Il convient de privilégier des revêtements de teinte claire qui rendent la pièce plus lumineuse plutôt que des couleurs vives, plus lassantes et qui ont tendance à rendre l’espace plus sombre et compact.

Une peinture mat et sombre crée des ambiances feutrées car elle ne réfléchie pas la lumière. A l’inverse, une peinture brillante donne un aspect très lisse aux murs en ravivant les couleurs. Les peintures satinées associent les avantages des deux premières, sans les inconvénients.

Jouez avec les blancs cassés, les coquilles d’oeuf et les nuances de gris. Les couleurs sombres et profondes ou les couleurs vives ou acidulées, appliquées sur un seul mur soulignent le volume d’une pièce dans un effet très déco.
6. ÉCLAIRAGE ARTIFICIEL D’INTÉRIEUR
La lumière artificielle est souvent négligée. Comment peut-on concevoir un éclairage d’intérieur efficace qui mettra en valeur une pièce ? Toutes les pièces ne s’éclairent pas de la même façon. Il existe 4 types d’éclairage, à choisir selon les besoins spécifiques à chaque pièce :

Pour l’éclairage d’ambiance : suspensions, plafonniers. C’est l’éclairage plaisir avec des luminaires qui sont des objets de décoration à part entière.

L’éclairage d’accentuation qui met en exergue certains détails de volume, d’architecture. Dans ce cas on utilise des spots directifs à longue portée. Leur lumière est blanche mais chaude. Placés en biais, à trente centimètres des murs, ces spots créent des faisceaux qui viennent “lécher” les murs et faire ressortir les volumes. Les pièces les plus éclairées sont la cuisine, et le séjour.

L’éclairage indirect : la lumière est projetée sur un plafond qui la réfléchit dans la pièce, donnant ainsi un éclairage plus doux (comme une guirlande lumineuse).

L’éclairage diffusé : la lumière est cachée derrière un diffuseur, qui dispense une lumière tamisée dans de grands espaces (ex. : lanterne posée sur une table).

L’éclairage de balisage : comme son nom l’indique, balise une zone (petits spots encastrés dans les marches d’un escalier par exemple).

Photo : François Guillemin