17
Juil

Comment acheter à moindre coût ?

Vous souhaitez acheter un bien immobilier ? Voici quelques astuces pour limiter les dépenses inutiles. 

Le bien immobilier

Le premier poste de dépense est le coût du bien immobilier. C’est le moment d’en évaluer le prix. Un agent bien renseigné sur le marché vous offre un levier de négociation non négligeable. Il déterminera le prix objectif de l’appartement et amènera le vendeur à le prendre en compte si nécessaire. Pour cela, il effectuera un travail poussé de recherche :

  • auprès de l’Agence pour l’information sur le logement (ADIL) et des Observatoires de l’Habitat, qui publient des études dont il vous communiquera les éléments pertinents.
  • auprès de la mairie, pour savoir si le quartier est sur le point de subir de grands travaux, et, le cas échéant, les prendre en compte dans la transaction.
  • auprès du syndic de l’immeuble, dont il vérifie la qualité de gestion. Il s’enquière aussi des travaux à venir dans l’immeuble et vous communique le montant des charges de copropriété. Cette pratique est d’ailleurs entérinée par la loi ALUR, qui définit le rôle des agents immobiliers (voir site dédié www.la-loi-alur.org).
  • enfin, auprès du propriétaire, dont il évaluera le bien de manière objective. Si le propriétaire n’est pas ouvert à la discussion sur le prix du bien, il sera peut-être capable, en revanche, de lui faire céder des équipements qui en augmenteront la valeur pour vous.

Les frais de notaire

Ce qu’on appelle communément les « frais de notaire » représente, selon le site du journal Le Figaro, « 8% du prix pour l’achat d’un bien immobilier dans l’ancien », dont une partie dégressive. Ils sont principalement constitués de l’impôt que prélève l’État sur toute vente. Les honoraires du notaire représentent 20% de ces frais. Par exemple, pour une vente parisienne d’un montant de 300 000 euros, le site de la Chambre des notaires de Paris indique que les frais de vente s’élèveront à 20 400 euros. Dans cette somme, environ 15 300 euros vont à l’État et 3700 euros au notaire. Le reste de la somme se répartit entre des frais marginaux tels que la TVA ou les frais de débours. Les frais d’acte de vente sont à la charge de l’acquéreur du bien immobilier (article 1593 du code civil). Cependant, le vendeur peut accepter de les payer. Dans ce cas, le prix est dit « acte en mains » ou « contrat en mains ».

Comment réduire les frais de notaire ? En réduisant la somme sur laquelle ils s’appliquent ! Les frais de notaires ne portent que sur le bien immobilier. Il est  parfaitement légal de déduire du prix de vente l’ensemble des équipements vendus avec la maison. De même, en payant les frais d’agence séparément et en les déduisant du montant taxable, vous diminuerez vos frais, qui seront calculé sur la somme nette vendeur, et non sur le montant total de la transaction.

Les charges domestiques

Les budgets les plus importants après achat sont la facture énergétique annuelle, ainsi que la taxe foncière. Les agences vous indiquent le montant de cette taxe au moment de l’achat. Quant à la performance énergétique du bien, elle est définie sur les annonces immobilières par un classement de A à G – on peut considérer qu’un logement est assez énergivore à partir de 267 kWh/m² par an. Toutefois, les habitations classées A et B sont fort rares ; la majorité du parc immobilier se situe dans les classes D et E, soit une consommation comprise entre 151 et 330 kWh/m² par an.

Leave a Reply